Vous connaissez sans doute cette petite montée de stress, celle qui arrive pile au moment où vous cherchez vos clés de voiture alors que vous êtes déjà en retard de dix minutes. On a tous envié, à un moment ou un autre, nos amis sous iPhone avec leurs AirTags capables de localiser un portefeuille à l’autre bout de la ville. Mais pour nous, les utilisateurs Android, c’était un peu le désert, ou alors il fallait se contenter de solutions propriétaires pas toujours hyper convaincantes. C’est là que le UGREEN FineTrack G entre en scène. J’ai reçu le pack de quatre, je les ai triturés dans tous les sens, et je dois dire que le résultat est assez surprenant, surtout pour ceux qui en ont marre de changer des piles bouton tous les ans.
📌 Points clés
- Batterie USB-C rechargeable (3–6 mois) au lieu d’une pile CR2032 jetable — un vrai avantage éco et pratique
- Certifié « Works with Android Find Hub » : accès au réseau de centaines de millions d’appareils Android dans le monde
- Pack de 4 trackers à ~34 € soit ~8,50 €/unité — 3,5× moins cher que l’AirTag pour un usage Android
- Pas de puce UWB (pas de précision centimétrique) — mais le Bluetooth et le réseau Google suffisent pour 90 % des usages


Un déballage qui annonce la couleur
Quand on reçoit la boîte du FineTrack G, on sent tout de suite que UGREEN n’est plus la petite marque d’accessoires de seconde zone qu’on connaissait il y a cinq ans. La marque s’est taillé une vraie réputation dans l’univers des NAS pour particuliers — avec des modèles comme le DXP2800 qui cartonne — et elle applique la même rigueur à ses accessoires connectés. C’est propre, c’est carré. J’ai testé la version « 4-Pack », et à l’intérieur, on trouve tout ce qu’il faut pour démarrer sans courir au magasin.

Chaque tracker est livré avec une petite dragonne (très pratique pour l’accrocher à un sac ou un trousseau de clés sans racheter un porte-clé hors de prix) et, chose rare, un câble de recharge. Parce que oui, c’est la grosse différence avec la concurrence : ici, on ne remplace pas la pile, on recharge. Le design est sobre, un petit carré noir mat avec un bouton physique bien intégré. C’est discret, et c’est exactement ce qu’on demande à ce genre d’objet.


La technologie derrière le FineTrack G : Google Find Hub
C’est là que ça devient vraiment intéressant techniquement. Le UGREEN FineTrack G est certifié « Works with Android Find Hub ». En clair, il s’intègre nativement dans le nouveau réseau de localisation de Google (anciennement Find My Device).
Comment ça marche concrètement ?
J’ai testé l’appairage sur un smartphone Android récent et c’est vraiment simple. Dès qu’on appuie sur le bouton du FineTrack G, une fenêtre contextuelle (Fast Pair) apparaît sur le téléphone, un peu comme pour des écouteurs sans fil haut de gamme. On clique sur « Se connecter », et c’est lié à notre compte Google.
Par contre pour piloter, localiser et faire sonner vos tags, vous devez installer l’application officielle Google Find Hub (anciennement appelée Find My Device). C’est l’interface centrale où tout se gère. Une fois l’application installée et le tag associé, vous pouvez :
- Le mettre en « Mode Perdu » pour recevoir une notification dès qu’il est « borné » par le maillage mondial de Google.
- Faire sonner le tracker s’il est à portée de Bluetooth (le haut-parleur intégré est d’ailleurs assez puissant, on l’entend bien même sous un gros coussin de canapé).
- Voir sa dernière position connue sur une carte Google Maps.
Pourquoi le choix de l’USB-C change tout ?



On va pas se mentir, l’un des trucs les plus agaçants avec les AirTags ou les anciens Tile, c’est la pile. On ne sait jamais quand elle va lâcher, et c’est souvent quand on a besoin de localiser l’objet que la pile est morte.
UGREEN a pris le contre-pied total avec une batterie intégrée rechargeable via USB-C. Alors, certains diront qu’une batterie finit par s’user, mais vu la consommation dérisoire de ces gadgets, on parle de cycles de charge très espacés.
- Autonomie : Environ 3 à 6 mois selon l’utilisation.
- Écologie : On ne jette plus de piles polluantes.
- Praticité : On le branche sur son chargeur de téléphone et c’est reparti pour un tour.
Pour moi, c’est un argument de vente majeur. On n’a plus ce stress de la « pile plate » au mauvais moment.
Partage entre utilisateurs : la fin des disputes pour les clés
Une fonctionnalité que j’apprécie énormément et qui manque souvent sur les modèles d’entrée de gamme, c’est la possibilité de partager le tracker.
Si vous avez un double de clés pour la maison que vous partagez avec votre conjoint(e), un enfant et même un colocataire, vous pouvez partager l’accès au FineTrack G via l’interface Google. Les deux personnes pourront voir la position de l’objet. C’est super bien pensé pour les objets familiaux comme une télécommande souvent égarée ou les clés d’une voiture partagée.
Comparatif complet : FineTrack G vs AirTag 2, SmartTag2 et Tile Pro
| Caractéristique | UGREEN FineTrack G | Apple AirTag | Samsung SmartTag2 | Tile Pro |
|---|---|---|---|---|
| Écosystème | Android (Google Find Hub) | iOS (Find My) | Android/Samsung (SmartThings) | Android + iOS (Tile) |
| Alimentation | Batterie rechargeable USB-C ✅ | Pile CR2032 (à racheter) | Pile CR2032 (à racheter) | Pile CR2032 (à racheter) |
| Puce Ultra-Wideband | Non (Bluetooth 5.3) | Oui (U2 chip) | Oui | Non |
| Prix unitaire | ~8,50 € 🏆 | ~29 € | ~28 € | ~35 € |
| Portée Bluetooth | ~60 m | ~60 m | ~120 m | ~120 m |
| Attache | Dragonne intégrée ✅ | Accessoire requis (~10 €) | Anneau intégré | Anneau intégré |
| Haut-parleur | Oui | Oui | Oui | Oui |
| Sans abonnement | Oui ✅ | Oui ✅ | Oui ✅ | Fonctions basiques seulement |
| Boutique | Amazon | Amazon | Amazon | Amazon |
Sécurité et lutte contre le stalking (harcèlement)
C’est un sujet sensible. On a tous entendu des histoires de personnes utilisant des trackers pour suivre quelqu’un à son insu. Google et UGREEN ont intégré des protocoles de sécurité stricts pour éviter ça.
Si un FineTrack G qui ne vous appartient pas se déplace avec vous pendant un certain temps, votre smartphone Android (et même les iPhone maintenant, grâce à un standard commun) vous enverra une alerte automatique : « Un tracker inconnu voyage avec vous ». Vous pourrez alors le faire sonner pour le trouver et voir comment le désactiver (en l’éteignant simplement via son bouton). C’est rassurant de savoir que la technologie est bridée pour ne pas devenir un outil malveillant.
Cas d’usage : Où est-ce que je les ai mis ?
J’ai réparti mes quatre trackers pour tester différentes situations :
- Le trousseau de clés : Le classique. Ça sauve des matins compliqués.
- La valise : Idéal pour savoir si votre bagage a bien suivi dans l’avion ou s’il est resté sur le tarmac à Roissy.
- Le vélo : Caché sous la selle. Ce n’est pas un GPS temps réel (car ça dépend des téléphones qui passent à côté), mais pour retrouver un vélo volé ou simplement se rappeler où on l’a garé en ville, c’est top.
- Le sac à dos de travail : Pour les têtes en l’air qui oublient leur sac au café.
Les petits défauts (parce qu’il en faut bien)
Honnêtement, le produit est solide, mais il y a deux petits bémols à noter. D’abord, il n’y a pas de puce UWB (Ultra-Wideband) comme sur les AirTags ou les Galaxy SmartTag2. Cela signifie qu’on n’a pas la « recherche de précision » avec une flèche qui vous indique la direction exacte à 10 cm près. On se fie au son et à la zone Bluetooth ce qui est déjà à mon sens LARGEMENT suffisant … sauf si vous êtes sourd.
Ensuite, le réseau « Find My Device » de Google est encore en cours de déploiement massif. Plus il y aura d’utilisateurs qui activent l’option sur leur téléphone, plus le maillage sera efficace. C’est déjà très bon, mais ça va se bonifier avec le temps.